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Ruines romaines de Timgad

Photos d'Algerie (Dimanche 27 mars 2005 15:16)

“Timgad: « la » ville romaine! Tous les lycéens qui pâlissent sur leur Histoire devraient pouvoir visiter Timgad. En une heure, ils auraient tout compris : l’Ordre romain, la Puissance romaine, la Paix romaine, la Jouissance romaine…, et subitement plus rien, rien que le silence et la mort, l’Empire rayé et, là-bas, un squelette de ville parfaitement décharné que survolent les aigles surgis des montagnes proches.Pompéi nous est restituée grâce à la chape de cendres qui la recouvrit. Ici, c’est le sable mais plus encore l’oubli qui nous valent de découvrir cette ossature parfaite, cette ville ramenée à l’impersonnalité d’une épure d’architecte. En 1765, un voyageur anglais signale quelque chose…

Mais ce n’est qu’en 1880 que l’on commence à dégager l’antique Timgad. Aujourd’hui, les rues dallées sont propres, comme balayées chaque matin ; les places, les patios, les maisons semblent attendre les plombiers qui raccorderont les canalisations, les maçons qui rehausseront quelque peu les murs, les couvreurs qui replaceront les toits qu’une tornade venue de l’Aurès a sans doute emportés la nuit dernière… La montagne est là, bloquant l’horizon. L’hiver, de grandes traînées de neige descendent jusqu’aux portes de la ville. Et le vent siffle à travers la forêt de colonnes ébréchées, tourbillonne dans la conque du théâtre, creuse davantage le sillon laissé par les chars sur les dalles des rues rectilignes, s’engouffre sous les arches de la porte de Trajan pour se perdre dans l’immensité des labours qui commencent aux limites de la cité. L’air est pur à 1100 m d’altitude, même au gros de l’été. Les ombres sont denses, les arêtes vives, les plaies de la pierre apparentes. Mille fûts de calcaire brun ou de marbre gris semblent jaillir d’un seul élan vers le ciel d’un bleu profond. Il n’y en a pas deux de semblables. Une cannelure, une brisure, une blessure qui lui est propre fait de chaque colonne un témoin personnalisé de la mort de Timgad.”

Timgad est à 600 km d’Alger, et j’ai failli y aller pour rien… Quand je suis arrivé, les gardiens m’ont annoncé la mauvaise nouvelle, le site était fermé :(
Je suis alors allé rendre visite au poste de gendarme de la ville de Timgad. Après avoir partagé le café avec eux et leur avoir montré à quel point j’étais déçu… Le chef de Brigade a eu pitié :)
J’ai obtenu de visiter le site, en compagnie de deux gardes communaux qui en même temps ont pris plaisir à jouer les guides.
Finalement, je m’en suis bien sorti, j’avais le site pour moi tout seul et un temps magnifique ! ! !

Ci-dessous, 4 des photos que vous trouverez sur le site. Pour y accéder, cliquer sur l’une des photos.
En cliquant sur la premières vous obtiendrez également plus d’informations sur le site de Timgad.

 

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